À poils et à plumes!

À poils et à plumes!

Les animaux sont partout ! Sur notre arbre généalogique, dans notre maison, dans la rue, les contes, les parcs d’a raction, nos assie es et même… les hôpitaux ! Nous les aimons bien (pas tous) et nos enfants les A-DO-RENT. À tel point que certains animaux ont une incroyable mission : les aider à aller mieux et même à se soigner ! Petit Pas est parti à la rencontre de nos amis les bêtes.

Pas bête Freud !

Les enfants ont toujours entretenu une relation privilégiée avec les animaux : que ce soit la colonie de fourmi sur la terrasse ou la girafe au zoo, ils sont fascinés par ces bestioles qui leur ressemble un peu quand même… « La relation de l’enfant à l’animal ressemble beaucoup à celle du primitif à l’animal. L’enfant, ne présente pas encore la moindre trace de l’orgueil qui, par la suite, pousse l’Homme civilisé adulte, à séparer sa propre nature de tout le règne animal par une ligne de démarcation tranchée. Sans hésiter, il accorde à l’animal d’être pleinement un égal, reconnaissant sans inhibition ses besoins ; il se sent sans doute davantage parent de l’animal que de l’objet, qui est vraisemblablement énigmatique pour lui . » (Sigmund Freud)

Meilleurs potes

En observant l’animal, l’enfant prend conscience de la ressemblance , de la potentielle complicité qui les lie, mais aussi de sa grande di érence qui le rend tout à coup bien plus intéressant qu’un être humain ! Avoir un animal domestique à la maison permet à l’enfant de prendre « à son tour » soin d’un être vivant. Pour Hubert Montagner, il peut faire o ce « ”d’objet transitionnel”, substitut maternel comparable au doudou. » Leur présence permet de les apaiser, car le rythme imposé par un animal de compagnie pousse l’enfant à la contemplation : un chien qui dort pen- dant la journée, des poissons qui tournent sans n dans un aquarium, un chat qui ronronne au soleil, etc. Lorsqu’il grandit, l’enfant cherche une sécurité a ective et absolue. La relation qu’il entretient avec un animal de compagnie lui semble idéale : il ne le juge pas, n’a end rien de lui, veut bien jouer avec lui lorsqu’il lui propose, bref, l’animal semble être le meilleur copain parfait !

Coucouche panier

A ention toutefois, car même si les béné ces de l’adoption d’une petite boule de poils à la maison sont très nombreux, notre rôle d’adulte est d’enseigner à l’enfant qu’un animal est…un animal ! Il reste donc imprévisible, sauvage et indépendant. C’est important pour construire son rapport aux autres êtres vivants de bien montrer à l’enfant que l’animal ne lui appartient pas : ils se complètent, s’« aiment », mais chacun reste libre ! De plus, certains enfants développent des comportements phobiques face à des animaux: fuite face à l’araignée ou à la souris par exemple, terreur face à de gros chiens. Il peut aussi s’agir de simples peurs : de se faire gri er, mordre., de le faire tomber, le serrer trop fort, etc.

Docteur Médor

Les animaux sont aussi réputés pour leurs béné ces thérapeutiques. Une longue enquête, menée par des chercheurs de l’Université de Warwick en Grande-Bretagne, a montré de façon indiscutable que l’enfant autiste lie avec l’animal des rapports di érents de ceux qu’il entretient avec les êtres humains. Il lui dit bonjour, le cajole, essaie de le soigner s’il est malade ou blessé, cherche réconfort et se con e à lui. L’étude a également révélé une plus grande sensibilité aux besoins et aux sentiments de l’animal, ainsi que l’absence de colère et d’agressivité. Il o re un support a ectif, une source de motivation et de jeux, une oreille a entive. Parler de son animal évite également à l’enfant malade de trop parler de lui; en milieu hospitalier, l’animal fournit un thème de discussion plus a rayant et moins stressant que la maladie elle-même. L’animal est un dérivatif e cace de l’angoisse liée à la pathologie, à la rupture avec l’environnement quo- tidien. Dans les consultations psychologiques ou psychiatriques, l’animal peut également servir de catalyseur au médecin pour entrer plus facilement en contact avec son patient, lui perme ant ainsi d’exprimer ses problèmes ou ses angoisses.

Fais le beau !

Et oui, vous n’avez pas ni de les voir réclamer un petit chiot ou un chaton à Noël ! Maintenant vous saurez qu’ils sont de bons compagnons pédagogiques mais aussi de sacrés aides médicales! Mais le plus important reste quand même d’éduquer nos enfants à la distance a ective et aux respect de la condition sauvage de nos amis les animaux…

Pour aller plus loin…

Certains animaux ne se sont pas contentés d’une banale vie de croque es et de baballes… Non, ils sont devenus des légendes, des héros, des personnages historiques !

Lassie chien fidèle
En Angleterre, Lassie, la magni que chienne du petit Joe Carraclough, est vendue par son père. L’ animal est emmené dans la lointaine Écosse par son nouveau pro- priétaire. Mais après moult péripéties et dangers, Lassie parvient à regagner son premier foyer.

Choupette la coquette
Le couturier Karl Lagerfield a fait de son chat Choupette une véritable star ! Il l’emmène partout et une marque de cosmétique lui a même consacré une ligne de maquillage.

Laïka la chienne spatiale
Cette chienne russe est le premier être vivant à être allé dans l’espace, en 1957 !

Bubbles le singe riche
Le chimpanzé de Michael Jackson a une fortune estimée à plus de 2 millions de dollars ! Il vit aujourd’hui dans un manoir hérité de son défunt maître.

Paul le poulpe
En allemagne, une pieuvre est devenue une véritable star… du football ! En e et, elle prédisait les résultats des matchs de l’équipe de foot alllemande, en ouvrant avec ses tentacules une boîte aux couleurs de l’équipe qui gagnerait le match du soir ! Elle ne s’est jamais trompée…

Le savais-tu ?

Si le métier de soigneur animalier te fait rêver, tu peux l’exercer le temps d’une journée au parc Planète Sauvage ! En compagnie d’un guide animalier pour la journée, assiste les soigneurs lors de la sortie des animaux, découvre le quotidien auprès de mammifères emblématiques et accède aux coulisses de certains secteurs! Renseignements sur planetesauvage.com.

 

Dossier Petit Pas#29, publié en avril 2017
Crédit photo: L’Ecritoire