William Turner et la vitesse

William Turner et la vitesse

Joseph Turner, Pluie, vapeur, vitesse, The Great Western, 1844, huile sur toile, 91 x 121 cm, National Gallery (Londres).

 

À première vue, difficile de comprendre ce qui se passe sur ce tableau. Et pourtant, il nous raconte beaucoup de choses ! Un train, dont on distingue l’imposante locomotive noire surgit d’un paysage brumeux et pluvieux. Le peintre n’a pas représenté n’importe quel train il s’agit du Great Western, le train le plus rapide du monde au XIXe siècle, qui unissait la vallée de la Tamise et le comté de Devon, à une vitesse de pointe de 150 km/h ! Joseph Turner a voulu opposer deux mondes : celui de la nature, de la campagne anglaise paisible, et celui de la révolution industrielle, de ses machines, de sa technologie qui avance à toute vitesse.

 

À toi de jouer !

Turner a représenté ce paysage de manière «floue» sans traits ni distinction nette entre les plans. Ainsi, plutôt que de tout voir en même temps, on remarque d’abord la locomotive, puis le pont, puis l’arrière-plan, bref, on se laisse un peu happer par le tableau pour le comprendre. As-tu remarqué le lièvre qui enjambe la voie de chemin de fer ? Et le pêcheur sur sa barque ?

 

Le savais-tu ?

Le style pictural de Turner a beaucoup influencé les peintres impressionnistes comme Monet ou Pissaro.
Des artistes anglais du XIXe siècle, ont peint des paysages qui ne parlent ni d’histoire ni de mythologie. Le sujet principal est… la nature, sans idéalisation. Et ça c’était une vraie révolution !

Cultive-toi!, Petit Pas #36