Qui répare les robots du Futuroscope ?

Qui répare les robots du Futuroscope ?

Fabriquer un robot, c’est bien gentil mais comment faire pour qu’il fonctionne correctement? C’est le travail de Vincent Paineau, réparateur de robot au Futuroscope. Dans ce parc d’attractions, tu peux croiser des robots, expérimenter la 4D, découvrir la maison du futur et les robots qu’elle accueillera, voler au dessus d’une forêt de conifères, déjeuner à plus de 40 mètres de haut et conduire une Formule 1… Bref vivre des sensations fortes grâces à des robots et des technologies uniques. Allez zou, parlons robots!

 

On t’a présenté comme un réparateur de robots, mais en vrai, quel est ton métier ?

Je suis en charge de la maintenance des attractions du parc, c’est-à-dire que je veille à leur bon fonctionnement pour que le visiteur s’amuse en toute sécurité ! Chacune des pièces d’un robot et des installations est contrôlée régulièrement, du programme informatique jusqu’au boulon! Certains éléments doivent être vérifiés chaque jour car ils sont plus fragiles, et d’autres sont contrôlés une fois par semaine, voire par mois. Mais comme il y a beaucoup d’attractions, qui contiennent chacune de nombreux systèmes informatiques et robotiques, nous sommes plus de quarante techniciens à travailler à la maintenance !

 

Comment faire pour réparer un robot sans que le visiteur s’en aperçoive ?

En se levant tôt !! Chaque jour, nous prévoyons trois heures de contrôle avant l’ouverture du parc, donc lorsqu’il ouvre à 9 heures, nous sommes au travail depuis 6 heures du matin!

 

Comment es-tu devenu réparateur de robot?

J’ai un diplôme de Maintenance Industrielle, et pour connaître sur le bout des doigts certaines technologies, nous nous spécialisons au cours de notre cursus. Chaque robot a son spécialiste, et certains viennent une fois par an au parc pour réviser un robot en particulier! C’est un métier où l’à-peu-près n’a pas sa place…

 

Quel est ton robot préféré ?

Je suis particulièrement impressionné par le robot qui gère la plateforme dynamique de l’Extraordinaire Voyage. Sur cette plateforme sont fixés 90 fauteuils, et elle est si perfectionnée qu’elle donne l’impression à chaque spectateur de voler SEUL! C’est une machine qui est capable de gérer trois mouvements différents: deux rotatifs et un linéaire. Ça ne te dit peut-être rien, mais c’est très perfectionné !

 

À ce propos, comment a été imaginée cette attraction ?

Une attraction c’est d’abord une idée ! Ensuite, il faut trouver des moyens techniques pour l’aider à voir le jour. Et cette fois-ci, on voulait voler… C’est notre rêve à tous non? Alors il fallait imaginer un robot capable de faire voler pas une, ni deux, mais 90 personnes en même temps! Et puis quand on vole on ressent des sensations fortes, et il fallait les retranscrire à travers l’ouïe, la vue, et même l’odorat.

 

C’est long d’inventer une attraction?

Il faut compter cinq ans environ entre l’idée et l’ouverture au public. Après avoir résolu tous les problèmes techniques, il faut élaborer un prototype , et lorsque celui-ci est validé, il faut compter environ deux ans d’installation.

 

Quelle est la plus petite pièce de robot que tu dois surveiller pour qu’elle garde une santé de fer ?

À l’intérieur des robots, on place de nombreux capteurs pour les rendre autonomes, et ces capteurs sont indispensables pour accompagner chaque mouvement! Et pourtant, ils ne sont pas plus gros qu’une tête d’épingle.

 

Quel est le prochain robot que le parc va présenter au public?

Un petit robot qui s’appelle Nick Cooper est en train d’être installé dans la première scène de la nouvelle attraction du parc qui emmènera les visiteurs en mission sur Mars ! Ce robot est en fait un bras articulé qui transportera un hologramme!

 

Interview extraite de Petit Pas #38