trois travailleurs de nuit très attendus

trois travailleurs de nuit très attendus

Ils ont un métier passionnant et sont attendus par tous les enfants : le père Noël, qui dépose des cadeaux au pied du sapin pendant la nuit du 24 décembre, le Marchand de sable, qui t’aide à t’en- dormir certains soirs et la Petite souris qui, chaque nuit, doit récolter les dents de lait !

 

La Petite Souris

Si tu perds une dent de lait, tu sais qu’il faut la glisser sous ton oreiller… Pendant ton sommeil, le petit rongeur viendra l’échanger contre une pièce de monnaie ! Et si tu ne l’as jamais croisé, c’est normal ! La Petite Souris c’est comme le père Noël… Elle ne passe que lorsque tu es endormi profondément. Mais le sais-tu ? Ce personnage est inspiré de La Bonne Petite souris, un conte écrit au XVIIe siècle, par Madame d’Aulnoy, dans lequel une fée, se transforme en souris pour venir en aide à une reine. Dans les pays anglo- saxons on l’appelle la Fée des dents (The Tooth Fairy).

 

Le père Noël

C’est à partir du XIIe siècle que le personnage de Saint-Nico- las se rend la nuit du 6 décembre dans les chaumières pour demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Ces derniers laissent alors leurs souliers devant la cheminée, ainsi que du sucre et du lait. Les enfants qui ont été sages au cours de l’an- née reçoivent des cadeaux ! Au fil des siècles, le personnage prend du poids, troque ses habits de saint contre un costume rouge et prend le nom de Santa Claus. Puis, il s’équipe d’un attelage de rennes et commence sa tournée dans la nuit du 24 décembre. Dans les années 1930, il finit par s’installer en Laponie finlandaise à quelques pas du Pôle Nord.

 

Le Marchand de sable

Très souvent, le soir, lorsque tu es fatigué, tes yeux picotent, c’est qu’il est temps d’aller te coucher… On dit alors que le marchand de sable est passé ! Il est difficile de retrouver l’origine exacte de cette expression qui serait un mélange de plu- sieurs histoires. Au XVIIe siècle, l’écrivain Antoine Furetière et en 1817, l’ Allemand Hoffmann parlent d’un personnage qui vient jeter du sable dans les yeux des enfants dans leurs nouvelles. En France, on adopte l’expression “avoir du sable dans les yeux”.

Au XIXe siècle le Danois Andersen décrit, dans un conte (Une semaine du petit elf Ferme-l’œil), un personnage jetant “du lait doux dans les yeux des enfants, un peu seulement, mais assez cependant pour qu’ils ne puissent plus tenir les yeux ouverts ni par conséquent le voir”.

Tomber dans les bras de Morphée, avoir les paupières lourdes, ou se frotter les yeux… Finalement on finit toujours par s’endormir !

 

Rencontre avec, extrait du Petit Pas #39